A doctor using a tablet with a scientific graphic of a uterus floating above it.

La nouvelle ère d’intelligence artificielle (IA) que propose Cyclica élargit l’offre de contraceptifs non hormonaux pour les femmes des pays en développement

La Bill & Melinda Gates Foundation lutte contre la pauvreté, les maladies et les inégalités dans le monde. Elle a récemment accordé à Cyclica, une jeune entreprise de biotechnologie située à Toronto, une subvention de 2,4 millions de dollars pour développer de nouveaux contraceptifs non hormonaux.

Grâce à cette aide, Cyclica pourra appliquer sa plateforme de découverte de médicaments fondée sur l’intelligence artificielle au problème de l’accessibilité des contraceptifs. L’objectif est de créer de nouveaux contraceptifs non hormonaux pouvant être utilisés à l’échelle mondiale, mais surtout dans les pays en développement.

La mission de Cyclica, laquelle repose sur une perspective d’équité en matière de santé, a trouvé écho chez son nouveau partenaire, la Gates Foundation, qui partage la même passion et la même détermination.

Pour les quelque 200 000 millions de femmes qui utilisent des contraceptifs dans le monde, la contraception non hormonale représente une option plus sûre et plus efficace pour mieux planifier leur famille et leur avenir.

Mais qu’est-ce qui a attiré la deuxième plus grande fondation caritative du monde vers cette petite entreprise?

Notre réussite dépendait, nous le savions, de la création d’une équipe constituée des meilleurs biologistes, chimistes, chercheurs en intelligence artificielle et informaticiens. Et nous savions aussi que nous trouverions tout notre monde en Ontario.

– Naheed Kurji,
cofondateur et PDG de Cyclica

« Notre approche pour la découverte de médicaments est unique », déclare Naheed Kurji, cofondateur et président-directeur général de Cyclica.

Le travail innovant de Cyclica est complexe. L’entreprise utilise l’IA et l’apprentissage automatique, ainsi que la vaste bibliothèque de données sur le génome et la puissance de l’infonuagique, pour accéder à l’univers des protéines. Ces travaux ouvrent également la possibilité de constituer un portefeuille de médicaments pour les centaines de conditions qui ont été négligées et mal financées, et ce, de façon beaucoup plus rapide et économique que les méthodes traditionnelles.

Une expérience de bénévolat de deux ans avec l’organisme Focus Humanitarian Assistance a conduit M. Kurji dans des pays où les maladies sont endémiques et les ressources rares. C’est cette expérience qui a façonné la philosophie d’entreprise de Cyclica et l’orientation de la société de biotechnologie. « Cyclica viendra changer le paradigme de la découverte de médicaments », dit M. Kurji.

Le talent et la culture d’innovation sont à l’origine de grandes percées en Ontario

Cyclica a été créée en 2014 et il était clair dès le départ que son siège social serait établi à Toronto.

Diplômé de l’Université d’Ottawa et de l’Université de Toronto, M. Kurji était bien conscient du bilan de l’Ontario en matière de percées médicales et du formidable bassin de talents disponibles dans la province.

« Notre réussite dépendait, nous le savions, de la création d’une équipe constituée des meilleurs biologistes, chimistes, chercheurs en intelligence artificielle et informaticiens », dit-il. « Et nous savions aussi que nous trouverions tout notre monde en Ontario ».

Au début, Cyclica embauchait une poignée d’employés. Aujourd’hui, la société en compte 55. Elle a également formé de petites équipes aux États-Unis et au Royaume-Uni. Bon nombre travaillent pour l’entreprise depuis des années. « Notre taux de roulement est plutôt faible », explique M. Kurji, « en partie parce que ce que nous faisons est révolutionnaire et passionnant, mais aussi parce que nous offrons à nos collaborateurs la possibilité d’évoluer au sein de l’organisation. Il n’est pas rare qu’une personne soit embauchée comme chercheur scientifique, par exemple, et qu’elle devienne un jour chef d’équipe. Je suis fier du fait que nous formons des personnes à des postes de direction ».

Le personnel de Cyclica sur un bateau, sur le lac Ontario, avec Toronto en arrière-plan.
Dans ses premiers mois d’existence, Cyclica a refusé de s’installer dans un accélérateur de la Silicon Valley, car son personnel voulait vivre et travailler à Toronto. Aujourd’hui, Cyclica a conclu des partenariats avec des acteurs de la biotechnologie dans le monde entier, notamment au Brésil, en Inde, en Chine, à Singapour, en Corée et en Australie.

« Certains iront peut-être travailler dans de nouvelles entreprises en démarrage; d’autres fonderont leur propre société; c’est ainsi que se construit l’écosystème ontarien », dit M. Kurji.

Un gouvernement déterminé à aider les entreprises à influencer le cours des choses

M. Kurji s’empresse de souligner qu’en plus de donner à des entreprises comme Cyclica l’accès à une réserve constante de talents, l’Ontario offre un écosystème riche de ressources hautement collaboratives qui soutient et nourrit les entreprises, du démarrage à l’expansion.

Il existe un réseau d’incubateurs et d’accélérateurs, dont MaRS (en anglais seulement), qui est le plus grand laboratoire d’innovation urbaine d’Amérique du Nord. L’Ontario compte aussi plus d’une douzaine de programmes de partenariat de recherche et de subventions, dont Mitacs, FedDev et le Centre d’innovation de l’Ontario.

Afin d’encourager les entreprises à mener des activités de recherche et de développement en Ontario, la province offre des crédits d’impôt pour la recherche et le développement parmi les plus généreux du monde.

Et, pour les entreprises qui cherchent à faire connaître leurs innovations à l’échelle mondiale, l’Ontario dispose de bureaux de commerce et d’investissement internationaux dans 13 marchés clés du monde entier. Le personnel de ces bureaux est composé de personnes expérimentées qui connaissent bien le marché de leur région.

Selon M. Kurji, « [la province] a grandement contribué à nous ouvrir des portes ».

L’objectif à long terme de M. Kurji est clair : « Cyclica promeut la découverte de médicaments pour la constitution d’un portefeuille diversifié, lequel — nous en sommes convaincus — aura des répercussions sans précédent sur la santé ».

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