L’employé de Treadwell, Wenjing, s’occupe de l’expansion de lymphocytes infiltrant les tumeurs (TIL) dans le cadre de la R et D
L’employé de Treadwell, Wenjing, s’occupe de l’expansion de lymphocytes infiltrant les tumeurs (TIL) dans le cadre de la R et D

Treadwell a adopté une stratégie de croissance mondiale, mais demeure engagée à Toronto, en Ontario, où ses innovations ont pris forme pour la première fois.

Logo Treadwell

Dans un espace de 9 000 pi2 dans la ville de Toronto, capital de l’Ontario, certains des plus grands esprits du monde en recherche sur le cancer font progresser les thérapies de nouvelle génération pour les formes les plus agressives de la maladie qui tue près de 10 millions de personnes par année.

Lancé dans la première moitié de 2021, le laboratoire à la fine pointe de la technologie est le carrefour mondial de la recherche et développement de Treadwell Therapeutics (en anglais seulement), une entreprise de l’Ontario dont le siège social se situe à Hong Kong et dont certains bureaux sont à New York, à Boston et à San Francisco.

« Toronto est un bon endroit si vous êtes une entreprise œuvrant dans les sciences de la vie », affirme Michael Tusche, coprésident-directeur général chez Treadwell. « Il existe un excellent environnement pour la R et D à Toronto et dans l’ensemble de l’Ontario. Toronto est l’endroit où notre travail chez Treadwell a commencé ».

Treadwell se penche sur le développement de nouvelles thérapies de première classe contre le cancer en se concentrant à ce jour sur la régulation du cycle cellulaire et l’immuno-oncologie. Treadwell, une entreprise ayant une vaste filière de programmes de thérapie, offre trois programmes de petites molécules au stade clinique et de nombreux programmes biologiques et de petites molécules au stade préclinique.

L’entreprise a été fondée en 2019 par un groupe composé de l’un des scientifiques les plus distingués dans la recherche sur le cancer, soit M. Tak Mak.

L’employée de Treadwell, Karen, qui fait la découverte du criblage à haut débit avec les lymphocytes T primaires
L’employée de Treadwell, Karen, qui fait la découverte du criblage à haut débit avec les lymphocytes T primaires

M. Mak, Ph. D., est un généticien, oncologue et biochimiste de l’Ontario et a été la première personne à cloner un gène clé du récepteur de lymphocyte T chez l’humain, qui joue un rôle essentiel dans l’immunothérapie du cancer, et à avoir identifié la capacité de destruction des tumeurs du point de contrôle du CTLA-4.

En 2013, l’équipe de M. Mak, Ph. D., a co-développé un nouveau médicament appelé CFI-400945, basé sur l’enzyme PLK4 qui joue un rôle essentiel dans la division des cellules cancéreuses. Aujourd’hui, le médicament CFI-400945 est l’une des trois plateformes thérapeutiques dans la filière de programmes de Treadwell. Cette plateforme thérapeutique a été utilisée dans plusieurs essais cliniques pour divers cancers, dont le cancer du sein, le cancer de la prostate et la leucémie myéloblastique aiguë.

Avec son centre de R et D en Ontario, Treadwell Therapeutics est connectée à un réseau qui lui permet d’accéder à de nombreux experts en recherche sur le cancer, affirme M. Tusche. Son équipe collabore déjà avec des chercheurs du plus grand réseau de recherche en santé en Amérique du Nord : le Réseau universitaire de santé de Toronto où la recherche sur le CFI-400945 de M. Mak, Ph. D., a fait partie de son incubateur d’entreprises.

« Je vois davantage d’occasions de collaborer avec des gens sur le terrain, que ce soit à des stades précliniques ou cliniques », dit M. Tusche, qui a obtenu sa maîtrise en administration des affaires et son doctorat en immunologie de l’Université de Toronto où il a été formé dans le laboratoire de M. Mak, Ph. D.

L’environnement ouvert à l’innovation et à la collaboration de l’Ontario va bien au-delà du Réseau universitaire de santé de Toronto; il inclut des sociétés comme l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, l’Institut de génomique de l’Ontario, l’Institut ontarien du cerveau et le Consortium de génomique structurelle (CGS). Ces sociétés ont tous aidé à créer des dizaines d’entreprises en démarrage et ont soutenu l’écosystème d’innovation de la province.

L’écosystème complet des sciences de la vie de l’Ontario, propulsé en partie par des investissements annuels dans la R et D de 1,7 milliard de dollars par 23 hôpitaux de recherche en Ontario permet à Treadwell d’accéder plus facilement à des ressources essentielles comme à des échantillons provenant de patients atteints de leucémie et aux données des patients. Il offre également l’environnement idéal pour les entreprises qui cherchent à transposer la recherche en applications cliniques réelles, dit M. Tusche.

« Les interfaces sont solides entre le travail préclinique et clinique et entre la recherche et le développement », dit-il.

Selon M. Tusche, Treadwell prévoit accroître sa main-d’œuvre de façon considérable à Toronto au cours des trois prochaines années. Être dans une province qui abrite 1 900 entreprises en sciences de la vie et qui embauchent environ 68 000 travailleurs permet à Treadwell d’accéder à un bassin de talents dans des domaines comme la biochimie des protéines, l’immunologie et la biologie.

Ce bassin de talents permet d’accéder à environ 32 000 travailleurs du secteur pharmaceutique, notamment à des chercheurs et à des scientifiques qui travaillent parmi les 10 meilleures entreprises pharmaceutiques au monde qui mènent des essais cliniques en Ontario.

« Il y a beaucoup de talents à Toronto », dit M. Tusche. « Il y a aussi beaucoup de gens talentueux qui ne vivent pas dans la ville et qui seraient prêts à y vivre, car c’est un endroit qui offre un milieu très favorable. »

Même si Treadwell continue de croître en tant qu’entreprise mondiale, avec des développements cliniques axés aux États-Unis et des activités de fabrication aux États-Unis et en Chine, son avenir en R et D à Toronto semble brillant, dit M. Tusche.

« Nous sommes une entreprise qui est née et a grandi à Toronto, et qui est dirigée par un groupe très engagé avec une vision mondiale à Toronto », dit-il. « Nous voulons rester ici et continuer de croître ici. »